Méthode - 08/10/2018

Recruter « au feeling » : bonne ou mauvaise idée ?

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Je ne recrute jamais aussi bien que lorsque je ne le fais pas pour moi !

Pourquoi ? Tout simplement parce que lorsque je suis face à un candidat, je sais que, quelque soit l'issue de notre entretien, nous ne travaillerons pas ensemble. Il m'est ainsi beaucoup plus facile de me concentrer, de manière objective, sur les capacités de mon interlocuteur à tenir le job.

 

Lors d'un entretien de recrutement, notre « feeling » nous joue des tours

Avant de recevoir un candidat, vous aurez lu son CV, vous l'aurez peut-être déjà eu au téléphone...Vous avez une « première impression ». La nature humaine est ainsi faite que, lors de l'entretien, vous allez chercher à confirmer cette impression. Soit en facilitant l'échange avec un candidat qui vous paraît intéressant, soit en étant beaucoup plus intransigeant avec une candidature qui ne vous à pas séduite à priori. Vous orientez la qualité et donc l'issue de l'entretien en fonction de votre « première impression ».

Un autre biais bien connu est « l'effet de similarité ou de connivence » qui nous rend plus sympathiques avec les personnes qui nous ressemblent. Ici aussi, non seulement l'objectivité de votre jugement est altérée, mais en plus, vous allez, de par votre comportement, faciliter les candidats qui vous ressemblent et souvent décourager ceux qui vous sont très différents, sans lien avec leurs réelles aptitudes à tenir le poste !

 

 

 

Dans le recrutement, faire abstraction du « feeling » n'est pas une bonne idée

S'il est dangereux, pour les raisons que nous venons de décrire, de recruter uniquement en se fiant à son « feeling », il est inconcevable de ne pas prendre en considération ce facteur motivant, liant, de synergie qui favorise le plaisir à travailler ensemble, condition nécessaire pour le recrutement d'un collaborateur, et donc clé du succès d'un recrutement.

 

Mais alors, pour recruter, comment être à la fois objectif et attentif à ce que « le courant passe bien » ?

Si recruter « au feeling » est incontournable, un bon moyen de minimiser ses effets néfastes en termes d'objectivité est de faire aussi appel, dans le déroulement du recrutement, au jugement d'une tierce personne. Idéalement quelqu'un qui a bien intégré les enjeux du poste sans pour autant être personnellement impacté par la décision finale, un Conseiller Recruteur par exemple 😉

 

Quant au « feeling », outre bien évidemment celui du « boss », l'élargir en impliquant dans le recrutement quelques membres de l'équipe est une très bonne idée !

Réussir votre recrutement

Écrit par Philippe Bonnart

Conseiller Recruteur Me & My BOSS sur la région de Lyon, Philippe est passionné par les Relations Humaines, expérimenté de l'entreprise et du Service Clients, il est maintenant depuis plus de 12 ans spécialisé dans le conseil en recrutement.